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Sylphides, hybridités électroniques

Sylphides est un combo hybride créé par Laurence Lemoine et Patrick Masson, originaires de Mons et Ath (Belgique). Projet mêlant musique électroacoustique, électronique expérimental et improvisation sonore, les lives sont eux accompagnés de vidéos et images en projection.Le son et l’image se mélangent pour ne faire plus qu’un. Un univers électronique, fait de sonorités étranges…

« ImaginoSonore » pourrait très bien être le mot clé pour représenter Sylphides. Venez les découvrir lors du Showcase Emergences, le mercredi 18 septembre 2013 à partir de 18h30 à la Médiathèque de Mons.

 

 

Transcultures : Pourriez vous présenter tous les deux vos parcours respectifs et la génèse du projet Sylphides ?

Patrick Masson : J’ai commencé la musique vers 11 ou 12 ans avec l’achat d’un petit synthétiseur Botempi, et avec des amis nous avons monté notre premier groupe « Things We Do » (et produits quelques concerts à l’époque), pour ensuite évoluer dans une multitude de groupes que nous avons créé entre amis ou seuls (Section of Dreams, Additional Crying Voices, Play NoiZe, Psylo, etc..)

Après toutes ces années de recherches musicales ou autres, j’avais envie d’autre chose et la rencontre avec Laurence (lo la) est arrivée. De là, c’est vite devenu une évidence pour moi, je voulais qu’elle chante pour un nouveau projet, après avoir insisté un petit peu, elle accepta et c’est avec la chanson « les allures délurées » que Sylphides est né (en 2010).

Laurence Lemoine : Mon parcours est totalement différent de celui de Patrick. Je n’ai jamais évolué dans la musique, et je n’y avais même jamais pensé. Comme le dit plus haut Patrick, c’est suite à notre rencontre et à son insistance que j’ai fait un essai. J’ai aimé ça et depuis les morceaux s’enchaînent…

Transcultures : Vous vous définissez comme un groupe « électro ambiant expérimental pop ». Quelles sont vos sources d’inspiration et qui pourraient mieux expliquer cette hybridité ?

Patrick Masson : Oui, électro ambient expérimental pop, c’est surtout parce qu’il faut une définition, et ces 4 mots englobent peut être ce que nous faisons avec Sylphides. J’ai toujours eu du mal à définir ma propre musique et je n’aime pas trop rester dans un nom ou un genre… Mes influences sont nombreuses et diverses, je pourrais citer d’innombrables artistes ou groupes avec qui j’ai grandi et qui me suivent toujours comme Brian Eno, Bauhaus, Joy Division ou Trisomie 21.. sans oublier des artistes plus récents comme Alva Noto, Tarwater, et beaucoup d’autres…

Pour le côté hybride je crois que c’est justement le mélange de toutes ces influences qui m’inspire ou me stimule, qui donne ce côté hybride ou déluré…et puis il y a aussi l’influence que Laurence apporte à chaque morceaux.. d’ou l’hybridité…

Transcultures : Comment vous situez-vous dans la scène belge électro et expérimentale actuelle ?

Patrick Masson : Pour nous situer dans la scène belge electro, ce n’est pas difficile, nous n’avons fait que quelques lives ou représentations. Donc nous ne sommes nulle part à vrai dire. Nous n’avons pas encore sorti de vrai album.. on peut trouver des enregistrements à nous sur des sites comme Bandcamp et le netlabel belge « GHGR » et aussi sur Soundcloud ou d’autres netlabel comme « Fraction Studio » ou « Many Feet Under » etc..

Je crois que nous nous sentons mieux du côté expérimental dans le sens ou nous sommes dans l’expérimentation, dans l’artisanat musical, ou le côté obscur de la chose… D’ailleurs c’est souvent le premier mot qui nous vient à l’esprit si l’on dois définir Sylphides…

Donc merci à vous pour ce passage à City Sonic, peut être cela nous aidera à être un peu plus « entendu ».

Transcultures : Comment travaillez-vous le rapport son/image en live ?

Patrick Masson : Quand nous avons commencé le projet, c’est une des premières choses qui à été établie de suite « l’image et la musique », mélanger les deux nous semblait être la formule idéale pour Sylphides, passionnés d’images que nous sommes.

En live cela dépend, nous sommes déjà passés sous plusieurs formules, avec du Mapping (VJing – vidéo jouée en direct sur la musique) ou avec une projection (un film travaillé par nos soins au préalable), cela demande de la concentration pour la synchronicité du rapport musiques et images en live.

Transcultures : Comment allez vous présenter votre showcase à City Sonic 2013 ? Dans quels projets futurs ce live s’inscrit-il ?

Patrick Masson : Avec les moyens dont nous disposons en ce moment, donc avec la projection d’un film en jouant sur les images et la synchronicité avec la musique. Pas d’idée révolutionnaire, juste l’envie de créer notre monde à nous et de le partager… Nous démarchons de plus en plus et avons plusieurs dates pour la rentrée ou nous pouvons présenter ce projet. Aussi, nous préparons un album « baby room » qui devrait sortir d’ici la fin de l’année.

Propos recueillis par Pauline Maillet pour City Sonic 2013

Posté le août 28th, 2013 par transcultures.

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