Matt Coco (Fr)

Fantômes + Eidesis partition subjective : conte de Fukushima 1 - installation + performance

ouverture : 11.09.2014
expo : 14 > 27.09 – fermé les lundis
Anciens Abattoirs
20:00
12:00 > 18h00
Entrée libre

Fantômes + Eidesis partition subjective : conte de Fukushima 1 - installation + performance

ouverture : 11.09.2014 – 20:00

expo : 12 > 27.09 – 12:00 > 18h00 (fermé les lundis)

Anciens Abattoirs – Entrée libre

L’installation Fantômes est une structure qui pourrait s’apparenter à une machine, fabriquée volontairement avec des matériaux simples, de construction. Sorte d’échafaudage, elle porte 30 mètres de papier divisés en deux. L’événement catastrophique du tsunami et de la catastrophe nucléaire de Fukushima n’est pas le sujet principal mais structure l’élaboration de cette installation.

Le titre vient de cette technique qui consiste à évider une forme et ne garder que le plein, la matière restante ainsi que le vide à l’intérieur sont appelés « fantôme ». Le vide a été fait à partir de formes dessinées puis découpées. Partant d’une image trouvée sur internet de la centrale de Fukushima après la catastrophe, des formes tracées puis évidées, nous emmènent vers une abstraction de la réalité. A partir de l’image rétro projetée, les formes la constituant ont été dessinées de manière dissociée, compromettant la notion de « tout ». La structure « fantômes » peut, à ce titre, être envisagée comme matrice. La partition potentielle qu’elle représente est une matrice à interprétation dont la notation est libre et à définir singulièrement à chaque fois par celui ou ceux qui interprète cette écriture abstraite.

La seule contrainte d’interprétation réside dans le fait de prendre en compte la notion d’espace dans les distances d’enregistrement, les textures et intensités selon la taille des formes. Plusieurs versions et interprétations ont déjà été réalisées notamment lors de résidences au Québec et en France auprès de populations locales. Cet abord lui confère un rôle anthropologique car chaque partition réalisée sur place se construit par une image prélevée sur le terrain et est interprétée par les habitants du territoire.

Eidesis : partition subjective, est le projet d’interprétation de cette installation, devenue partition graphique. L’intérêt se place à la fois dans l’idée qu’un espace, une oeuvre ou tout élément peut avoir une réalité sonore.

Matt Coco

Artiste née en 1974 vivant à Lyon, Matt Coco a étudié à l’école du Louvre à Paris et est diplômée de l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans. Au travers de l’installation, du dessin, de la vidéo et du son, elle développe une recherche transversale liée aux champs anthropologiques, architecturaux, littéraires et mémoriels. Son travail consiste principalement en une réponse et analyse de territoires ou espaces au travers d’expositions, résidences en France et à l’étranger, de collaborations avec des artistes de disciplines différentes mais aussi de créations sonores empreintes de fictions radiophoniques. La construction d’une histoire ou mémoire possible, la dialectique entre l’œuvre et le spectateur, l’œuvre comme espace de rencontre et de tous les possibles, font de son travail un univers changeant en constante évolution. Utilisant des matériaux simples appartenant à des procédés de construction de maquettes, de classification muséale, son travail emprunte à différents univers leur langage pour créer une ambiguïté de statut de l’œuvre elle-même. Jouant sur les rapports d’échelle et la réactualisation permanente des œuvres, son travail induit en permanence une recherche perpétuelle et une fragilité d’existence.

FR
Park in progress / City Sonic

Anciens Abattoirs - 17, rue de la Trouille, Mons

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