Olivier Gain (Fr)

Let there be light - installation

ouverture : 11.09.2014
expo : 14 > 27.09 – fermé les lundis
Anciens Abattoirs
20:00
12:00 > 18h00
Entrée libre

Let there be light - installation

ouverture : 11.09.2014 – 20:00

expo : 12 > 27.09 – 12:00 > 18h00 (fermé les lundis)

Anciens Abattoirs – Entrée libre

Plusieurs bougies sonorisées entourent une ampoule qui les surplombe. Différents événements séquencés dans le temps sont amenés à les perturber. Parmi ceux-ci on trouve tout d’abord l’ampoule que l’on voit posée au zénith. Quand celle-ci entame son cycle progressif d’allumage, les bougies suivent en chœur montant crescendo vers les aigus. L’ampoule électrique contrairement à une bougie, dispense une lumière continue, stable. Sa constance permet un court moment de mettre au diapason les bougies disposées à ses pieds. Les bougies quant à elles sont sujettes aux variations directes de leur milieu. Un simple changement de pression dans l’air (courant d’air) et celles-ci se mettent à vaciller.

Le timbre donné aux bougies a été retenu pour sa proximité avec celui de la voix humaine. L’idée est de produire l’effet d’une « chorale lumineuse » attendant la venue d’un événement cyclique d’une intensité supérieure. Il y a quelque chose de solennel et d’incantatoire dans leur comportement. Enfin, l’impact simultané de la lumière et de l’air sur le son ajoute au dispositif une dimension atmosphérique. Ce dernier qualificatif souligne que chaque milieu exerce une influence sur sa population, symbolisée ici par les bougies. En effet, tous les éléments constituant cette installation entrent en interaction les uns avec les autres dans un cycle perpétuel.

Olivier Gain

Vit et travaille à Lille. Ses réalisations mettent en situation des objets communs sous un angle inhabituel. L’amplification ou la transposition d’une de leurs caractéristiques lui permet de donner une matérialité à des phénomènes ou à des processus non tangibles. Il s’agit de déplacer ces éléments d’un champ de perception vers un autre. Au travers de ses dispositifs son intention est de confronter le spectateur à des événements habituellement exclus du monde réel ou simplement inaccessibles par nos sens. Cela passe par un travail de transposition, de changement d’états ou d’espaces.

D’une certaine façon son approche partage des similitudes avec le fonctionnement d’un transducteur, par exemple un haut-parleur, qui convertit une information en une autre. D’ailleurs les dispositifs qu’il propose ont souvent recours au son. Ce dernier a une relation directe avec les objets qui composent ses installations. Il sert à révéler et/où à amplifier une information associée à l’objet présenté : le son donne à entendre ou à voir l’imperceptible. Ses projets ont nécessité le concours et le croisement de ressources théoriques et techniques diverses. Cette circulation entre les domaines du savoir confère à ses réalisations un caractère résolument hybride.

 

FR
Park in progress / City Sonic

Anciens Abattoirs - 17, rue de la Trouille, Mons

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