Arthur Zerktouni (Fr)

Arthur Zerktouni (Fr)
2 août 2016 Transcultures

Site des Anciens Abattoirs

17, rue de la Trouille Mons

Gratuit

Fermé les lundis

Composition#8

Arthur Zerktouni propose une nouvelle installation issue de la série Composition# portant sur les relations qu’entretiennent le sonore et son écriture visuelle. Ici, l’artiste s’attarde sur le syndrome de la tête qui explose dont il est le sujet : ce syndrome se manifeste lors de l’endormissement, certains réseaux neuronaux restant actifs provoquent chez le sujet l’impression d’entendre des bruits sourds qui le réveillent.

Arthur Zerktouni nous fait voir ces sons qu’il est le seul à entendre : une installation lumineuse nous laisse imaginer la sensation qu’il peut ressentir lorsque sa tête explose, lorsque le sonore n’est alors qu’une impulsion électrique imaginaire.

Court Live - Performance d'ouverture avec Janick Deneux le 14.09

Janick Deneux et Arthur Zerktouni développent en duo une lutherie électronique qui mêle des mécanismes bricolés à des traitements numériques.

Eau, lumière, vent, ils proposent un live audio improvisé revisitant leur univers respectifs inspirés du hip-hop, de la techno et d’une vision décalée de la musique acousmatique.

voir le programme complet du vernissage

Arthur Zerktouni

Arthur Zerktouni (Le Fresnoy 2012, Art et Création Sonore EnsaBourges 2014) traite des relations entre l’ouie et la vue, en s’attachant particulièrement à la question de l’écriture du phénomène sonore. Il sculpte des fréquences, des ondes ou encore des partitions abstraites qui oscillent à la frontière de la matérialité. Il en résulte des objets et des installations cinétiques qui perturbent les sens et où le fil, matière récurente dans sa production, se présente comme la dernière frontière du visible. Il considère dès lors le fil comme une abstraction mathématique qui me permet de dessiner les contours d’une vision d’un monde fait de vides et de vibrations.

Constamment entre les sens et les médiums qui y sont attachés, entre ce qui les sépare, il donne à voir l’idée d’un univers poreux dont la matérialité serait illusion.